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LES PETITES CHRONIQUES PERMA : #8 LES BESTIOLES DE LA MARE : LES BATRACIENS

Article rédigé et partagé avec l’autorisation du blog EcoFERME de Les Enfants de Gaïa, Gardiens de la Terre, Semeurs de Vie, Passeurs d’Espoirs  http://ecoferme-de-saint-martin-de-riberac.over-blog.com/

LES PETITES CHRONIQUES PERMA : #8 LES BESTIOLES DE LA MARE : LES BATRACIENS

Bonjour à toutes et à tous les permapotes et les jardinautes

Second d’une série de chroniques sur les animaux sauvages au jardin et dans nos fermes, cette compilation d’articles divers et variés glanés sur différents sites internet, dans les nombreux livres que je possèdent sur ces charmants animaux, ainsi que sur des observations que j’ai pu faire depuis mon enfance tant autour des points d’eau naturels (mares, étangs,…) qu’artificiels (petits et grand bassins) ainsi qu’en aquarium ou j’ai pu observer les parades nuptiales de tritons et le développement d’oeufs de tritons, de grenouilles, de crapauds et de salamandres, aujourd’hui, nous accueillons les animaux de la mare, je veux parler des amphibiens.

Nous vous parlerons ici des principaux batraciens ou amphibiens que l’on est susceptible de trouver sur le territoire de la France métropolitaine. Cette liste étant non exhaustive.

En Février- Mars a lieu le grand réveil de nos amis les batraciens qui vont petit à petit retourner dans les points d’eau qui les ont vu (ou pas) naître. Les premiers seront les crapauds communs qui entameront la « grande marche » vers la vie.

Mais tout d’abord chassons quelques idées reçues, la grenouille n’est pas la femelle du crapaud et la salamandre n’est pas la femelle du triton, au sein de chaque espèces il y a des mâles et des femelles et les croisements inter espèces ne sont pas possible sauf dans le cas des grenouilles vertes et de certains tritons. De plus les grenouilles et les crapauds ne se transforment pas en princes charmants quand on les embrassent.

Comment classer ces sympathiques petites bêtes lorsque l’on veut parler d’elles ?

Certains possèdent des queues et d’autres non, certains vivent dans l’eau et d’autres non, certains sont vénéneux et d’autres pas. Même si ils ont tous des points en commun, ils restent tant par leurs modes de vie, de reproduction ou de défense tous différents les uns des autres. Les beautés de l’évolution et de la biodiversité !

Nous traiterons ici de 2 grands types d’amphibiens, ceux qui possèdent une queue les urodèles (tritons et salamandres) et ceux qui n’en ont pas les anoures ( grenouilles et crapauds).

 

DES GENERALITES

 

Les premiers amphibiens sont apparus il y a environ 370 millions d’années, issus de poissons dont les nageoires se sont progressivement transformées en pattes.

Les amphibiens vivent dans une grande variété d’habitats mais la majorité des espèces affectionnent les écosystèmes terrestres, d’eau douce ou arboricoles. Les amphibiens débutent généralement leur vie sous la forme d’une larve aquatique, qui se métamorphose plus tard en forme adulte définitive, mais certaines espèces n’effectuent pas cette métamorphose, soit en restant larvaires toute leur vie et se reproduisant ainsi, soit en prenant la forme adulte miniature avant éclosion. La larve ou têtard a un mode de vie totalement aquatique et respire par le biais de branchies tandis que l’adulte est doté de poumons et respire à l’air libre. Les amphibiens utilisent leur peau comme surface respiratoire secondaire, et certaines espèces de petites salamandres et de grenouilles terrestres respirent même exclusivement par la peau, et sont dépourvues de poumons. Ils ont un certain nombre de ressemblances avec les reptiles mais ces derniers, n’ont pas besoin d’eau pour se reproduire. Les amphibiens ont, pour leur reproduction et la santé de leur peau perméable, besoin d’eaux chimiquement non-polluées, ce qui en fait de bons indicateurs écologiques. Dans les dernières décennies, il y a eu un déclin spectaculaire de leurs populations à travers le monde, dû à la pollution et à la diffusion de mycoses.

Les trois ordres modernes d’amphibiens sont les anoures (grenouilles et crapauds, amphibiens sans queues), les urodèles (tritons et salamandres, amphibiens avec queues), et les gymnophiones (cécilies, amphibiens vermiformes). Le nombre total d’espèces connues d’amphibiens dans le monde est d’environ 7 000, dont près de 90 % sont des grenouilles.

Leurs œufs ne possédant pas de membranes protectrices, les amphibiens ont besoin du milieu aquatique pour pondre et mener à bien leur reproduction, même si certaines espèces ont développé diverses stratégies pour protéger leurs larves, voire se passer du stade larvaire aquatique durant lequel elles sont vulnérables. Il y a accouplement en général, mais sans fécondation interne, le mâle déversant son sperme sur les oeufs au moment où la femelle pond. Il existe cependant des exceptions comme la plupart des salamandres, des amphibiens de l’ordre des urodèles chez qui la femelle, après une fécondation interne, conserve les embryons et les larves dans ses voies génitales (cas de viviparité). Les amphibiens préfèrent les habitats humides, car ils doivent éviter que leur peau ne se dessèche.

Les amphibiens sont qualifiés à tort d’animaux « à sang froid » parce qu’ils ne peuvent pas réguler la température de leur corps, et sont donc dépendants des conditions thermiques extérieures.

Pour pouvoir passer l’hiver, les amphibiens vont réguler leur métabolisme afin de réduire leur besoins énergétiques au maximum et « bloquer » ainsi leurs besoins en oxygène ainsi que les battements de leur coeur et « vivre sur leurs réserves ».

 

DE L’ANATOMIE

 

La structure de la peau des amphibiens comporte certaines caractéristiques communes avec celle des autres vertébrés terrestres. Ainsi, leur peau présente des couches externes qui sont renouvelées périodiquement à travers un processus de mue. Les verrues sont communes, notamment chez les crapauds. Les amphibiens muent en perdant l’intégralité de la couche externe de la peau en une seule fois, et à intervalles réguliers. L’intervalle entre deux mues varie suivant l’espèce. Il leur arrive fréquemment de manger ensuite cette mue.

La peau des amphibiens est perméable à l’eau. Des échanges gazeux peuvent avoir lieu à travers la peau, ce qui permet aux adultes de respirer sans remonter à la surface de l’eau et d’hiberner au fond des étangs ou des mares. Pour éviter que leur peau fine et fragile ne se dessèche, les amphibiens ont développé des glandes à mucus, principalement localisées sur la tête, le dos et la queue. Les sécrétions produites par celles-ci les aident à garder la peau humide. En outre, la plupart des espèces d’amphibiens ont des glandes qui sécrètent des substances désagréables ou toxiques. Certaines toxines produites par des amphibiens peuvent être mortelles pour les humains tandis que d’autres ont peu d’effet. Les principales glandes productrices de poison, les parotides ou parotoïdesproduisent une neurotoxine, la bufotoxine chez les crapauds du genre Bufo et le samandaridin et le samanderon chez les salamandres. Elles sont situées derrière les oreilles des crapauds, le long du dos des grenouilles et derrière les yeux des salamandres.

Chez les grenouilles, les pattes postérieures sont plus grandes que les pattes antérieures, trait particulièrement marqué chez les espèces qui se déplacent principalement en sautant ou en nageant. Les espèces qui se déplacent en marchant ont des membres postérieurs développés, et les fouisseurs ont pour la plupart des membres courts et un corps large. Les pieds peuvent présenter diverses adaptations suivant le mode de vie, comme des orteils palmés adaptés à la natation, de larges ventouses adhésives pour l’escalade et des tubercules kératinisés sur les pattes de derrière pour creuser (les grenouilles creusent généralement dans le sol en reculant). Chez la plupart des salamandres, les membres sont courts, ont plus ou moins la même longueur et sont perpendiculaires au corps. Lorsqu’elles marchent sur terre, la queue passe d’un côté à l’autre, et peut être utilisée comme balancier, notamment pour grimper. Dans leur démarche normale, elles avancent une patte après l’autre.

En règle générale les grenouilles avancent en sautant, les crapauds, les salamandres et les tritons en marchant.

Les larves se distinguent surtout par leur respiration brachiales (branchies) alors que les adultes ont une respiration pulmonaire.

L’approvisionnement des poumons en air est réalisé par aspiration par voie buccale. La plupart des amphibiens, cependant, sont en mesure de réaliser des échanges gazeux dans l’eau ou dans l’air par l’intermédiaire de leur peau. Pour que cette respiration cutanée fonctionne, la surface de la peau est très vascularisée et doit rester humide pour permettre à l’oxygène de se diffuser à un taux suffisamment élevé. Comme la concentration d’oxygène dans l’eau augmente à la fois lorsque la température est basse et que le débit est élevé, les amphibiens aquatiques peuvent, lorsque ces conditions sont réunies, s’appuyer principalement sur la respiration cutanée. À l’air libre, où l’oxygène est plus concentré, certaines petites espèces peuvent compter uniquement sur les échanges gazeux cutanés pour respirer. Les amphibiens présentent tous des branchies lors de leur stade larvaire, et certaines salamandres aquatiques les conservent sous leur forme adulte.

 

DE LA PROCREATION ET DE L’ AMPLEXUS

 

Pour se reproduire, les amphibiens ont besoin d’eau douce, même si certains pondent leurs œufs sur la terre, ayant développé différents moyens pour les conserver à un niveau d’humidité suffisant.

Chez les anoures, les mâles arrivent généralement avant les femelles sur les sites de reproduction, et leurs chants stimulent alors l’ovulation des femelles et la production d’hormones sexuelles chez les mâles immatures.

oeufs de grenouilles vertes
oeufs de crapaud commun

La majorité des salamandres pratiquent la fécondation interne. Pour la plupart d’entre elles, le mâle dépose un spermatophore (petit paquet de sperme) sur le dessus d’un cône gélatineux, sur le sol ou dans l’eau. La femelle saisit le paquet de sperme avec les lèvres de son cloaque et le pousse dans l’orifice.

oeufs de salamandre

À quelques exceptions près, les grenouilles utilisent la fécondation externe. Le mâle saisit la femelle avec ses pattes avant soit au niveau des pattes avant soit au niveau des pattes arrières, voire autour du cou. Ils restent dans cette position, appelée amplexus,  leurs cloaques placés non loin l’un de l’autre, et tandis que la femelle pond les œufs, le mâle les recouvre de sa semence. Des callosités rugueuses sur les pattes du mâle permettent d’avoir plus d’adhérence pour conserver cette position suffisamment longtemps. Souvent, le mâle recueille et conserve la masse d’œufs, formant une sorte de panier avec ses pattes de derrière.

amplexus chez pélodyte ponctué

La durée de la période de reproduction est variable suivant les espèces. En règle générale, elle est assez longue, les mâles arrivant progressivement sur les sites de reproduction, où les premiers s’installent sur un territoire et chantent, tandis que d’autres attendent qu’un territoire soit libéré. Petit à petit, les femelles arrivent, choisissent un partenaire et pondent leurs œufs. À leur départ le territoire change de mains, et ainsi de suite jusqu’à ce que plus aucune femelle ne vienne sur les sites de reproduction, marquant la fin de celle-ci. Les animaux sont attirés par le chant du premier mâle à trouver un endroit approprié. Les grenouilles assemblées peuvent appeler à l’unisson et une activité frénétique s’ensuit, les mâles se bousculant pour s’accoupler avec les femelles, généralement moins nombreuses.

Le temps d’incubation des oeufs se situe généralement autour de 2 semaines.

On observe très souvent un dimorphisme sexuel avec des femelles plus grandes et plus grosses que les mâles ainsi qu’une coloration plus importante chez les mâles, voir des femelles de couleurs ternes.

 

DU CYCLE DE VIE

 

La plupart des amphibiens se métamorphosent, un processus de changement morphologique significatif après la naissance. Au cours du développement classique des amphibiens, les œufs sont pondus dans l’eau et les larves sont adaptées à un mode de vie aquatique. Les grenouilles, les crapauds et les salamandres sortent de l’œuf sous forme de larves munies de branchies externes. La métamorphose des amphibiens est régulée par la concentration dans le sang de deux hormones antagonistes. Comme le développement embryonnaire se fait surtout en dehors du corps des parents, il est soumis à de nombreuses adaptations découlant des conditions environnementales. Ainsi, les têtards ont des crêtes cornées au lieu de dents et des extensions de la peau plutôt que des nageoires. Ils disposent aussi d’un organe sensoriel, la ligne latérale, similaire à celui des poissons. Après la métamorphose, ces organes deviennent inutiles et vont disparaître petit à petit à la suite de la dégénérescence des cellules, appelée apoptose.

L’œuf des amphibiens se caractérise par la présence d’une couverture gélatineuse transparente perméable à l’eau et aux gaz, dont la taille augmente considérablement à mesure qu’elle absorbe de l’eau. L’ovule est d’abord maintenu solidement à l’intérieur, mais dans les œufs fécondés, la couche la plus interne se liquéfie et permet à l'embryon de se déplacer librement. Les œufs peuvent être déposés individuellement ou par plusieurs, voire en importants amas d’œufs sphériques, pouvant former des radeaux ou de longues chaînes. Les œufs des amphibiens sont généralement pondus dans l’eau et les larves qui en éclosent complètent leur développement dans l’eau et se transforment plus tard en adultes, aquatiques ou terrestres.

CHEZ LES ANOURES

Les larves des anoures sont connues sous le nom de têtards. Ceux-ci ont une forme généralement ovale et longue, une queue aplatie à la verticale et munie de nageoires. Les larves sont normalement entièrement aquatiques. Les têtards ont un squelette cartilagineux, des branchies pour la respiration (branchies externes, puis branchies internes au fur et à mesure de leur développement), une ligne latérale et une grande queue qu’ils utilisent pour nager. À l’éclosion, les têtards développent rapidement des poches branchiales qui couvrent les branchies. Les poumons se développent tôt et sont utilisés comme organes respiratoires accessoires, les têtards remontant à la surface de l’eau pour respirer à l’air libre.

Les pattes avant se forment sous les sacs branchiaux et les pattes arrière deviennent visibles quelques jours plus tard. Les têtards sont généralement herbivores, se nourrissant principalement d’algues filtrées dans l’eau par les branchies. Ils sont aussi détritivores et ils remuent les sédiments au fond de l’eau pour en dégager de petits fragments de matières comestibles. Certaines espèces sont carnivores dès le stade larvaire, et le têtard mange des insectes, d’autres têtards plus petits et des poissons. Certains têtards peuvent pratiquer le cannibalisme.

têtard de grenouille
têtard de crapauds

Lors de la métamorphose, on observe des changements rapides et radicaux dans la morphologie et le mode de vie des grenouilles. La bouche en forme de spirale avec ses dents cornées se résorbe. L’animal développe une grande mâchoire, et ses branchies et leurs sacs branchiaux disparaissent. Les yeux et les pattes se développent rapidement ( d’abord les pattes arrières puis les pattes avants), le corps s’affine et une langue apparait. Le système nerveux évolue en conséquence, et on observe le développement de la vision stéréoscopique. Tout cela peut se produire en l’intervalle d’une journée environ. Quelques jours plus tard, la queue se résorbe.

La métamorphose a généralement lieu en 2 à 4 mois suivant les espèces. Lorsque la ponte est tardive, la métamorphose peut n’avoir lieu qu’au printemps suivant et si les conditions ne sont pas réunis, certaines espèces d’urodèles peuvent rester à l’état larvaire toute leur vie.

 

CHEZ LES URODELES

À l’éclosion, la larve de salamandre présente généralement des yeux dépourvus de paupières, des dents aux mâchoires inférieure et supérieure, trois paires de branchies externes plumeuses, un corps un peu aplati latéralement et une longue queue avec des nageoires dorsales et ventrales. Les membres antérieurs peuvent être partiellement développés et les membres postérieurs sont rudimentaires chez les espèces vivant en eau stagnante. Les larves des espèces se reproduisant en étang ont souvent une paire d’équilibreurs, des éléments en forme de tiges placés de chaque côté de la tête qui évitent aux branchies d’être obstruées par des sédiments.

À l’éclosion, la larve de salamandre présente généralement des yeux dépourvus de paupières, des dents aux mâchoires inférieure et supérieure, trois paires de branchies externes plumeuses, un corps un peu aplati latéralement et une longue queue avec des nageoires dorsales et ventrales. Les membres antérieurs peuvent être partiellement développés et les membres postérieurs sont rudimentaires chez les espèces vivant en eau stagnante, mais peuvent-être un peu plus développés chez les espèces qui se reproduisent dans de l’eau en mouvement. Les larves des espèces se reproduisant en étang ont souvent une paire d’équilibreurs, des éléments en forme de tiges placés de chaque côté de la tête qui évitent aux branchies d’être obstruées par des sédiments.

larve de salamandre
larve de triton

Chez les tritons et les salamandres, la métamorphose est moins spectaculaire que chez les grenouilles. En effet, les larves sont carnivores, comme les adultes, et peu de changements sont donc nécessaires pour leur système digestif. Leurs poumons sont fonctionnels dès l’éclosion, mais les larves ne les utilisent pas autant que le font les têtards. Leurs branchies ne sont jamais couvertes par de sacs branchiaux et se résorbent juste avant que les animaux ne sortent de l’eau. Lors de la métamorphose, les nageoires de leur queue se réduisent, voire disparaissent, leurs fentes branchiales se ferment, leur peau s’épaissit, des paupières apparaissent et on observe également des changements au niveau de la dentition et de la structure de la langue. Les salamandres sont très vulnérables au moment de la métamorphose car leur vitesse de nage est réduite et leur grande queue est encombrante sur terre. Les salamandres adultes ont souvent une phase aquatique au printemps et en été, et une phase terrestre en hiver. Les branchies externes ne sont pas utilisées lors des phases aquatiques, car celles-ci sont complètement résorbées lorsque les animaux sortent de l’eau pour la première fois

 

DES MOYENS DE DEFENSE

 

Les amphibiens ont un corps mou et la peau fine, et comme ils sont démunis de griffes, de carapace ou d’épines, ils semblent relativement impuissants. Néanmoins, ils ont développé divers mécanismes de défense pour se protéger. Leur première défense est le mucus qu’ils produisent. Il maintient leur peau humide et les rend glissantes et difficiles à saisir. La sécrétion est souvent collante et peut avoir une odeur désagréable ou être toxique.

Les salamandres et les crapauds sont toxiques, les principales glandes à venin étant situées sur le côté du cou et sous les verrues du dos. Ces régions sont celles susceptibles d’être attaquées par un prédateur en priorité, et leurs sécrétions peut donner un goût désagréable ou provoquer divers symptômes physiques ou neurologiques.

salamandre tachetée

Les espèces vénéneuses revêtent souvent des couleurs vives pour avertir les prédateurs potentiels de leur toxicité. Ces couleurs sont généralement le rouge ou le jaune combiné avec le noir, la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) en est un exemple. Une fois qu’un prédateur a eu affaire à l’un d’eux, il lui est facile de se rappeler sa coloration et se ravisera la prochaine fois qu’il rencontrera un animal semblable. Chez certaines espèces comme les Crapauds sonneurs (genre Bombina), la coloration d’avertissement est placée sur le ventre et ces animaux adoptent une pose défensive en cas d’attaque, présentant leurs couleurs vives au prédateur.

Ces espèces vénéneuses possèdent des glandes sous-cutanées à excrétion externe (glandes parotoïdes ou parotides ) situées sur le dos, le cou et les épaules de certains crapauds et les salamandres. Ces glandes sécrètent une substance (parfois laiteuse) qui contient des alcaloïdes servant à tuer ou dissuader les prédateurs.La substance produite agit comme une neurotoxine lorsqu’elle pénètre l’organisme d’un éventuel prédateur.

De nombreux amphibiens sont nocturnes et se cachent pendant la journée, évitant ainsi des prédateurs diurnes qui chassent à vue. D’autres amphibiens utilisent le camouflage pour éviter d’être détectés. Ils adoptent des colorations diverses comme le brun tacheté, le gris et l’olive et se fondent dans le paysage environnant. Certaines salamandres adoptent une posture défensive face à un prédateur potentiel.

Certaines grenouilles et les crapauds se gonflent pour paraître plus imposants, et certains crapauds du genre Pelobates crient et sautent vers le prédateur pour l’impressionner et le repousser.

 

DE L’ALIMENTATION

 

À quelques exceptions près, les amphibiens adultes sont carnivores, se nourrissant de presque tout ce qui bouge qu’ils sont en mesure d’avaler. Leur régime alimentaire se compose essentiellement de petites proies essentiellement peu rapides, comme les coléoptères, les chenilles, les crustacés, les vers de terre, les araignées et des limaces.

Les amphibiens repèrent leurs proies la plupart du temps par la vue, même par faible luminosité. Ce sont notamment les mouvements de la proie qui déclenchent l’attaque de la grenouille. Ainsi, on peut capturer des grenouilles avec un morceau de tissu rouge accroché à un hameçon. Les crapauds et les salamandres peuvent également utiliser leur odorat pour détecter leurs proies. L’odorat demeure toutefois secondaire, des salamandres ont été observées immobiles près d’une proie sans la sentir, ne la repérant que lorsqu’elle bouge.

Les amphibiens avalent leur nourriture entière, la mâchant parfois légèrement pour l’engloutir.

Certains batraciens tels que les crapauds du genre bufo cherche activement leurs nourriture tandis que d’autres tels que les grenouilles du genre rana attendent patiemment que des proie passent à leur portée.

 

DE LEURS ENNEMIS

 

Leurs prédateurs naturels sont les couleuvres, les hérons, les rapaces, les tortues aquatiques, certains poissons qui mangent leurs larves, les blaireaux, les putois, les hérissons, loutres et autres mammifères carnivores.

Ils sont également victimes de divers parasites tels que des « mouches » qui pondent leurs oeufs sous la peau, des vers internes et des champignons parasites.

Les routes et la circulation font de nombreuses victimes parmi eux, ainsi que l’agriculture avec son cortège de pesticides en tous genre, mais également la pollution des eaux et la destruction de leurs habitats naturels.

 

ILS VIVENT EN FRANCE METROPOLITAINE

 

 

1 LES URODELES

La Salamandre tachetée    Salamandra salamandra

Salamandridés

La Salamandre tachetée présente une tête large à museau arrondi, des yeux saillants et des glandes parotoïdes bien marquées. Son apparence est robuste, boudinées avec des sillons costaux en général bien marqués.Pas de crête dorso-caustale. La queue plus courte que le reste du corps est, comme les membres et les doigts de section circulaire. Cette espèce se reconnait facilement à ses tâches jaunes, parfois orangées tranchant sur un fond noir lustré.

Taille adulte : 20 à 28 cm

longévité : 25 ans

Elle fréquente les lieux humides des plaines en forêts de feuillus mais aussi les collines et les montagnes. Elle aime les sols couverts de mousses, de feuilles et de branches et riches en humus. Présente près des mares, des fossés et des sources, elle s’abrite sous des pierres ou des souches.

Elle se nourrit de lombrics, de limaces, d’insectes, d’araignées et de myriapodes.

Les accouplements ont lieu pendant toute la belle saison, c’est une espèce ovovivipare. La gestation va de l’été à l’automne, saison ou les larves sont déposées à l’eau. La maturité sexuelle est à 4 ans.

C’est un animal principalement nocturne et terrestre qui vit en solitaire et se déplace avec lenteur.

Elle est protégé des prédateurs par une sécrétion cutanée toxique pouvant provoquer une forte irritation de la muqueuse buccale et des yeux.

 

Le Triton marbré    Triturus marmoratus

Salamandridés

oeufs de triton

C’est un grand triton robuste, à tête large et aplatie, à membres massifs. Sa coloration est vert plus ou moins intense marbré de noir avec une ligne vertébrale orange bien visible. Le ventre est foncé et pnctué de blanc. Le mâle porte une crête pendant la période de reproduction.

Taille ; 14 à 16 cm

On le rencontre aussi bien en plaine que dans les collines ou la montagne mais il préfère les basses altitudes. Il fréquente les mares, fossés, anciennes fontaines, retenues d’eau et les puits, on peut aussi le rencontrer dans les anciennes gravières ou carrières ainsi que dans les ruisseaux à courant lent.

Quand il est terrestre, il se nourrit de chenilles, insectes,limaces, lombrics et araignées. Quand il est aquatique, il mange des larves d’insectes, des crustacés et des têtards de grenouilles et de sa propre espèce.

Lors de la reproduction qui se fait dans l’eau, les mâles s’affrontent en un simulacre de combat. L’accouplement est précédé d’une parade nuptiale au cours de laquelle le mâle exécute avec sa queue des mouvements ondulatoires rapides. Les oeufs sont émis parmi les plantes aquatiques, en paquet ou isolément. L’éclosion des oeufs a lieu 2 semaines après la ponte. Après leur métamorphose, les jeunes quittent le milieu aquatique.

Sitôt la reproduction terminée, les tritons retournent à leur vie terrestre toutefois, certains adultes restent à l’eau jusqu’à l’automne ou à lieu un second accouplement.

En été, ils restent dans des endroits frais ou la terre reste humide et se cachent sous les pierres ou la végétation. Ils hibernent d’octobre à février.

Le triton marbré peut s’hybrider avec le triton crêté.

 

Le Triton alpestre    Triturus alpestris

Salamandridés

triton alpestre mâle

Son corps est trapu, la tête est un peu plus longue que large et la queue est comprimée. La peau est lisse et finement granulée, de coloration grise à noirâtre ou verdâtre. En livrée nuptiale, le mâle est souvent gris bleuté avec un crête dorsale jaunâtre maculée de tâches sombres se poursuivant jusqu’à la queue. Sa longévité est de 4 ans et parfois plus de 10 ans.

Taille jusqu’à 11 cm.

Très aquatique, il vit généralement dans l’eau ou à proximité immédiate de celle ci. Il fréquente les étangs, les lacs, les mares et même les cours d’eau pourvu que le débit soit lent.

larve de triton

Pendant sa phase aquatique, il consomme des insectes, des crustacés, des vers, mais aussi des larves de tritons et des têtards de différents batraciens. Lors de sa vie terrestre, il se nourrit d’insectes et de leurs larves, de cloportes, de vers et d’araignées.

L’activité reproductrice maximale a lieu en avril. Le mâle arbore une livrée nuptiale qui est sans doute l’une des plus belle de tous les tritons français. L’accouplement terminé, les femelles déposent les oeufs un par un parmi les plantes aquatiques, et, ci celles ci font défaut, les oeufs seront déposés directement dans l’eau.L’éclosion a lieu au bout de deux semaines et la métamorphose complète au bout de trois mois.

triton alpestre mâle en livrée nuptiale

A terre, il mènera une vie nocturne et passera ses journées sous des branches, des pierres ou sous de la mousse.Il sort de son sommeil hivernal en février-mars et vas directement à l’eau. La période de reproduction terminée, il va redevenir terrestre. A partir d’octobre, il recherche un abri dans les profondeurs du sol pour hiberner à l’abri du gel.

 

Le Triton crêté    Triturus cristatus

Salamandridés

tritons crêtés mâles en livrée nuptiale

C’est un grand triton robuste aux membres massifs et à la queue aussi longue que le corps. De teinte sombre, la peau est légèrement rugueuse, le ventre est jaunâtre ou orangé avec des tâches sombres. Le mâle porte une crête en période nuptiale.

Taille 14 à 18 cm

Longévité 6 ans

Toujours très proche de l’eau : mares,fossés, étangs, lacs et parfois zones inondées. Il vit en plaine mais aussi en montagne jusqu’à 1000 m.

tritons crêtés, en haut le mâle, en bas la femelle

 

Aquatique, il consomme des insectes et leurs larves,, des vers, des crustacés et des têtards. Terrestre, il consomme des insectes, des vers et des limaces.

 

 

Après la danse nuptiale, le mâle dépose son spermatophore. L’éclosion des larves a lieu 15 jours plus tard et la métamorphose après 3 mois. La maturité sexuelle est à 3 ans.

En été, les adultes retourne à terre et redeviennent nocturnes. L’hibernation débute un peu avant les premières gelées.

 

Le Triton ponctué    Triturus vulgaris

Salamandridés

C’est un triton élancé à la peau lisse quand il est aquatique et granuleuse quand il est terrestre. Le dos est brun-jaune, verdâtre ou rougeâtre ponctué de tâches sombres.

Taille 8 à 11 cm

Longévité 6 à 15 ans.

Il vit dans des eaux courantes ou stagnantes claires ou à fond vaseux, voir même saumâtres. Il fréquente les mares, les fossés les étangs et les ruisselets, parfois même les puits.

Aquatique il consomme des insectes et leurs larves, des vers, des crustacés, des têtards (parfois des sa propre espèce) et des alevins. Terrestre il mange insectes, lombrics et araignées.

La parade nuptiale a lieu en avril-mai, les oeufs sont déposés isolément sur la végétation aquatique. La métamorphose a lieu en septembre. La maturité sexuelle est vers 3 ans.

C’est un nageur rapide. Il mue plusieurs fois lors de sa phase aquatique et avale sa mue.Il hiberne à partir d’octobre.

 

Le Triton palmé    Triturus helveticus

Salamandridés

C’est une espèce à corps élancé et à peau lisse, la crête du mâle en livrée nuptiale est assez basse et non dentelée. Sa coloration est brun orange ou brun olive marbré de noir.

Taille 8 à 9 cm.

Longévité jusqu’à 12 ans.

On le trouve dans les mares, les étangs, les tourbières, les gravières, les petits lacs et les petits ruisseaux à débit lent ainsi que dans des eaux légèrement saumâtre.

Aquatique, il consomme des larves d’insectes, des crustacés et des têtard y compris ceux de sa propre espèce. Terrestre, il mange des insectes, des vers et des araignées.

Il se rend à ‘eau dès février et la parade nuptiale commence bientôt suivie par la fécondation. La ponte est déposée parmi les plantes aquatiques. La métamorphose a lieu 4 à 5 mois plus tard. Maturité sexuelle à 2 ans.

La reproduction terminée, il redevient terrestre. Toutefois certains individus restent à l’eau en permanence.

 

 

 

 

 

2 LES ANOURES

 

LES CRAPAUDS

 

Le Sonneur à ventre jaune     Bombina variegata

Discoglossidés

Crapaud à corps plat et trapu, le dos et le dessous des membres sont recouverts d’une peau verruqueuse et le ventre est lisse. Le dos est gris parfois marbré de sombre tandis que le ventre est jaune ou orangé avec des taches très sombres.

Bombina variegata

Taille 4 à 5 cm

Longévité jusqu’à 26 ans.Le sonneur à ventre jaune s’accommode du premier plan d’eau venu même si sa préférence vas vers les mares, étangs et fossés et même les marais saumâtres.

Il consomme des insectes, des crustacés, des lombrics et des mollusques.

L’accouplement a lieu en avril mais peut se prolonger jusqu’en août. La ponte peut être renouvelée 2 ou 3 fois. Les têtards sont de couleur rousse et tachetés. La métamorphose s’étale de juillet jusqu’à septembre-octobre.

Lorsqu’il est dérangé, il se raidit, les pattes repliées en arrière et le dos creusé mettant en évidence sa vive coloration noir et jaune.

 

L’alyte ou Crapaud accoucheur    Alytes obstetricans

Discoglossidés

Il ressemble à un petit crapaud commun. La tête se termine par un museau arrondi, le tympan est visible et la pupille de l’oeil est fendue verticalement. Le dos et le dessous des pattes sont granuleux. Il est de couleur grise plus ou moins foncé mais aussi brunâtre.

Taille 4 à 5 cm

Longévité 5 ans

Crapaud accoucheur

Il fréquente les forêts, les carrières, les éboulis, mais également les murs de pierres sèches, les tas de sable et même les jardins.

Il consomme des insectes, des araignées, des lombrics et des limaces.

L’accouplement a lieu au sol et de nuit. Le mâle tient la femelle étroitement enlacée. Les oeufs sont fécondés dès leur apparition et le mâle entortille le cordon d’oeufs autour de ses pattes arrières. C’est lui qui en prendra soin. La métamorphose se produit 3 à 4 mois plus tard.

mâle portant ses oeufs

La nuit, on peut l’entendre chanter, ses notes sont flutées et espacées de quelques secondes. Il est très difficile de le localiser au moyen de son chant.

 

Le Pélodyte ponctué    Pelodytes punctatus

Pélobatidés

Il ressemble à,une petite grenouille, son corps est svelte, ses pattes sont longues et son museau est arrondi et ses yeux saillants. Le tympan est petit mais distinct et les pupilles sont verticales. Ses pattes sont à peine palmées. Son dos est gris olive avec de petites taches vertes et son ventre est blanc. Sa peau sécrète un mucus cutané irritant mais peu toxique.

Taille 3 à 4 cm

Longévité jusqu’à 11 ans

Pélodyte ponctué

C’est un batracien terrestre qui se tient toujours à proximité de l’eau. On le trouve près du bord des mares et des ruisselets, dans les champs, les prairies humides, les buissons, dans les ruines, au pied de vieux murs de pierres et parmi les feuilles. Il ne se rend à l’eau qu’en période de reproduction.

Il consomme principalement des insectes, des araignées et aussi des vers et des petites limaces.

La reproduction a lieu pendant la journée, le mâle émet des cris prolongés. Elle débute en mars-avril et peut aller jusqu’en été. Comme beaucoup de crapauds le oeufs sont groupés en cordons et sont fixés aux plantes aquatiques. Les têtards ont une crête sur la queue et peuvent mesurer jusqu’à 90 cm soit 2 fois la taille de l’adulte.

C’est un animal terrestre et fouisseur nocturne en dehors de la période de reproduction.Il saute, plonge et nage avec beaucoup d’agilité et peut même grimper sur des surfaces lisses en utilisant son ventre comme ventouse.Il se cache pendant la journée dans des galeries qu’il creuse lui même hormis au printemps ou on peut l’observer dans des flaques d’eau ou parmi les herbes palustres.

L’hibernation se déroule dans le sol à partir d’octobre et jusqu’en février-mars.

 

Le Crapaud commun    Bufo bufo

Bufonidés

C’est un animal massif à tête large et à museau arrondi. La pupille de l’oeil est horizontale, la peau est couverte de verrues comportant de nombreuses glandes parsemant sa surface . Les parotoïdes sont très développées. Il est de couleur brunâtre et peut variée du beige claire au brun-rouge en passant par le verdâtre avec parfois des taches plus sombres, la face ventrale est claire plus ou moins marbrées.

Taille de 13 à 18 cm

Longévité jusqu’à 36 ans.

On le trouve dans toute l’Europe et l’Asie, en plaine, en colline et en montagne. Il fréquente aussi bien les forêts que les bords des chemins, les terrains incultes, les jardins, les vergers, les haies, les rives des cours d’eau, les villages, les bas des murets et même les caves lorsqu’elles lui sont accessibles.

C’est un vorace qui consomme des coléoptères, des forficules, des punaises, des fourmis, des araignées, des cloportes, des lombrics et des limaces.

A fin mars les adultes se rendent au point d’eau ou ils sont nés pour se reproduire. L’amplexus commence alors. Les oeufs sont libérés en deux cordons, chacun étant enroulés autour des plantes quand cela est possible. La métamorphose a lieu en juin-juillet Maturité sexuelle vers 4-5 ans.

Amplexus chez Bufo bufo

 

 

Nocturne, son déplacement normal est la marche mais il est capable de sauter surtout lorsqu’il est dérangé.

 

En cas de danger, il s’aplatit au sol, rentre ses yeux et gonfle son corps au maximum mettant en avant ses glandes parotoïdes. Il est très bon nageur et bon grimpeur. Il est en général très casanier et retourne toujours au même abri, trou dans un vieux mur, sous une pierre ou sous une planche.

L’hibernation commence en octobre dans le sol, les éboulis ou des décombres. Si l’endroit choisi est assez grand plusieurs animaux peuvent si retrouver ensemble, quelquefois même en compagnie de son ennemie la couleuvre.

 

Le Crapaud des joncs    Bufo calamita

Bufonidés

C’est un crapaud trapu, à tête aplatie et dont les yeux portent une pupille horizontale. Le corps est verruqueux et les parotoïdes sont bien visibles. Les mâles possèdent un sac vocal interne sous la gorge. Il est de couleur verdâtre plus ou moins foncé avec des tâches brunes , les grandes verrues sont souvent rouges et une ligne vertébrale claire coure le long du dos. La face ventrale est claire avec des tâches brunes.

Taille 8 cm et plus.

Longévité jusqu’à 16 ans.

Il aime les terrains sableux, les dunes, les sablières et les bords d’étangs. Il vit aussi dans l’eau peu profonde  ou il séjoune parmi les plantes aquatiques bien qu’il soit mauvais nageur. On le trouve en plaine et parfois en moyenne montagne.

Il se nourrit principalement de fourmis mais aussi d’araignées, de vers et de limaces.

La reproduction peut avoir lieu entre avril et septembre de préférence en mai ou en juin. La ponte est formée de 2 cordons et la métamorphose se produit au bout de 6 à 7 semaines.

Maturité sexuelle vers 4 ou 5 ans.

Ponte de crapaud des joncs

Nocturne; il se déplace en marchant, par petites courses brèves et rarement en sautant. Ce sont de bons chanteurs nocturnes dont le chant peut porter très loin.Le cri est une série de coassements vibrants qui commencent et se terminent brusquement.

Lorsqu’il ne dispose pas d’une retraite adéquate, il creuse son propre terrier en excavant le sol meuble de ses courtes pattes arrières et pénètre dans son trou à reculons. C’est aussi un bon grimpeur qui peut escalader les rochers et même gravir un mur pour s’abriter dans une anfractuosité.

A fin septembre début octobre il gagne un abri souterrain pour y hiberner jusqu’à fin février seul ou en compagnie d’autres crapauds de son espèce.

 

 

 

 

LES GRENOUILLES

 

La Rainette verte    Hyla arborea

Hylidés

C’est une petite grenouille arboricole à pupilles horizontales et à tympans bien visibles. Sa peau est lisse sur le dos et finement granuleuse sous le ventre. Ses doigts et ses orteils se terminent par des disques adhésifs. Elle est généralement vert vif avec une ligne brun foncé qui débute sur le museau, traverse l’oeil, sépare le dos des flancs et décrit une boucle au niveau de l’aine. La face ventrale est claire.

Taille  4 à 5 cm.

Longévité  de 8 à 14 ans.

Elle aime les biotopes riches en végétations : lisière de forêts, arbrisseaux, ronciers, prairies humides, bordures de marais ou d’étangs. Il lui arrive en période chaude de s’abriter dans des puits, des grottes ou de vieilles ruines.

Elle consomme des insectes, des araignées, des cloportes et des myriapodes.

Elle arrive au points d’eau en avril pour  y séjourner la nuit tandis qu’elle passe ses journée sur les berges. Les mâles sont les premiers à arriver et se définissent chacun un territoire qu’ils défendent contre leurs rivaux. Dès le crépuscule les mâles commencent à chanter pour attirer les femelles. La ponte est déposée en paquets qui tombent au fond de l’eau. La métamorphose a lieu 3-4 mois plus tard. Les petites rainettes quittent alors le milieu liquide mais ne deviendront arboricoles que 2 ans plus tard. Maturité sexuelle vers 3 ou 4 ans.

Dès le crépuscule elle part en chasse et il lui arrive de sauter pour saisir rapidement et avec précision un insecte volant. C’est un animal vorace.

 

 

Quand le mâle chante, sa gorge se dilate en une boule volumineuse plus grosse que sa tête. Sa coloration d’ordinaire verte peut changer et variée en intensité selon la luminosité et la couleur du lieu ou il se trouve. Ainsi il peut devenir vert olive,, bronze, gris sombre et même noir.

Certains présentent une couleur bleuté.

Pour la rainette méridionale Hyla meridionalis les caractéristiques sont les même, seule la zone géographique est différente comme son nom l’indique.

 

La Grenouille rousse    Rana temporaria

Ranidés

C’est une grenouille assez corpulente dont les pattes arrières sont incomplètement palmées. La tête porte un museau arrondi et le tympan est bien visible. Le mâle possède 2 sacs vocaux internes. Sa couleur d’ensemble est variable, le dos peut être jaunâtre, brunâtre, grisâtre ou rougeâtre plus ou moins tachté de sombre mais sans rayures et la face ventrale est claire, tachetée ou non.

Taille 10 cm.

Longévité 8 ans.

Son habitat est très varié, champs, prairies, haies, parcs et jardins et elle ne s’approche des lieux humides que pendant les fortes chaleurs et pour la reproduction.

Elle consomme des insectes divers, des cloportes, des vers et des limaces.

ponte de grenouille rousse en amas gélatineux

Dès le mois de février la reproduction commence, les oeufs sont déposés en paquets dans les mares, les fossés et les étangs. Ils commencent par tomber au fond de l’eau avant de remonter en surface ou ils forme de gros amas gélatineux. La métamorphose a lieu 3 mois plus tard. Maturité sexuelle vers 3-4 ans.

Son activité est aussi bien diurne que nocturne. Aussitôt la reproduction terminée, la grenouille rousse quitte l’eau et retourne près des points d’eau en période estivale. Elle ne peut séjourner que peu de temps en milieu sec car sa peau se dessèche très vite mais elle est capable de se réhydrater très rapidement, sa peau ayant la capacité de réabsorber l’eau qui lui fait défaut. Elle se déplace par des séries de petits bonds. Fin octobre début novembre elle rejoint son lieu d’hivernage souvent constitué d’un trou dans le sol ou de la vase d’un étang.

 

 

La Grenouille agile    Rana dalmatina

Ranidés

C’est une grenouille élancée à membres postérieurs très longs. Le museau est allongé et le tympan est situé près de l’oeil. Le mâle ne possède pas de sacs vocaux. La coloration dorsale brun clair ou foncé tire parfois sur le gris, avec ou sans tâches sombres. Le tympan et la tache temporale sont sombres et les pattes arrières sont barrées et partiellement palmées, la face ventrale est claire.

Taille  6 à 9 cm.

Longévité 6 à 8 ans.

On la trouve dans différents types de biotopes humides ou plus secs tels que prairies, forêts, bordures de mares ou de ruisseaux, ronciers, hautes herbes, bois de feuillus, clairières et bords de chemins.

Elle consomme divers insectes, des vers, des crustacés et des limaces.

Au mois de mars les mâles et les femelles se retrouvent dans des points d’eau, étangs, mares voir de simple fossés inondés. La ponte se fixe parmi les plantes du fond. Les têtards sont jaune clair tacheté. la métamorphose a lieu après 2 mois. Maturité sexuelle vers 3 ans.

Elle est terrestre, plutôt active la nuit mais aussi le jour par temps pluvieux. Elle se déplace par bonds successifs et, en cas de danger, une grande femelle est capable de faire des sauts de 2 mètres. Elle a un chant très discret, presque inaudible. Elle entre en hibernation à partir de fin octobre, les mâles passant l’hiver dans la vase au fond de l’eau tandis que les femelles se réfugient sous des pierres, des amas de végétaux ou des souches.

 

 

La Grenouille verte    Rana esculenta

Ranidés

Sa tête pointue présente des yeux proéminents avec des tympans bien visibles. Les pattes arrières sont entièrement palmées. Sa couleur est très variable allant du vert plus ou moins foncé au brun avec des marbrures plus foncées.

Taille 8 à 10 cm.

Longévité 5 à 7 ans.

Elle vit dans les grandes mares, les étangs, les marais, les anciennes sablières mais aussi les lacs et les rivières.

Elle consomme des insectes, des crustacés, des vers et des petits vertébrés dont de jeunes grenouilles.

La reproduction a lieu en avril mai et l’accouplement dure peu longtemps. Les oeufs sont déposés en paquets qui tombent au fond de l’eau. La métamorphose  se fait 3-4 mois plus tard. Maturité sexuelle vers 3-4 ans.

 

En fait Rana esculenta n’est pas une espèce mais un hybride entre Rana lessonae et Rana ridibunda. Si elle n’a pas la possibilité de se croiser avecl’un ou l’autre de ses « parents », le taux de viabilité des oeufs ou des têtards est très faible.

Très active le jour, elle aime s’exposer au soleil. On la rencontre parfois en groupe important où les animaux ont peu de distance entre eux. Il lui arrive de s’éloigner de l’eau pour chasser mais elle reste dans des endroits toujours humides car sa peau se dessèche rapidement. Les jeunes se rencontrent souvent dans des prés humides proches des marais ou des étangs afin d’échapper au comportement voraces des adultes qui affectionnent plut^t les dords de l’eau et les rives riches en végétation. L’hibernation commence à la fin de l’automne.

 

 

La Petite Grenouille verte    Rana lessonae

Ranidés

Petite grenouille au corps élancé, le mâle possède 2 sacs vocaux et une peau dorsale lisse. Sa coloration varie du vert au brun avec des taches plus sombre et, souvent, une ligne vertébrale. La face ventrale est blanchâtre. A taille égale ses pattes arrières sont plus courtes que celle de la grenouille rieuse.

Taille de 5 à 9 cm.

longévité de 5 à 7 ans.

La petite grenouille verte fréquente les eaux calmes avec une végétation dense que ce soit sur les berges ou dans l’eau. On la rencontre donc dans les mares, les étangs et les marais.

 

Elle se nourrit principalement d’insectes, surtout volants, ainsi que de crustacés et de vers et plus rarement de petits vertébrés (jeunes grenouilles).

L’accouplement a lieu en avril-mai et l’on peut entendre le croassement des mâles a plus d’un kilomètre. La ponte est déposée en paquets qui tombent au fond de l’eau. La métamorphose se produit après 3 ou 4 mois. En cas de ponte tardive, la métamorphose n’interviendra qu’au printemps suivant. Maturité sexuelle vers 3 ans.

Son mode de vie est identique à celui de la grenouille verte (Rana esculenta).

 

La Grenouille rieuse    Rana ridibunda

Ranidés

 

Cette grenouille, grande et massive, présente un museau arrondi, des tympans bien visibles et des pupilles horizontales. Les sacs vocaux des mâles sont gris. Elle est de couleur très variable allant du vert au brun tacheté de sombre, elle a souvent une ligne vertébrale claire et sa face ventrale blanchâtre peut être tachetée ou marbrée de gris.

Taille de 10 à 17 cm.

Longévité 6 ans et plus.

Elle préfère les endroits riches en végétation, dans des zones marécageuses, au bord ou dans l’eau des grandes mares, des étangs mais également près des cours d’eau et des lacs.

Elle se nourrit d’insectes, même de grande taille comme les libellules, de vers, de crustacés et même des vertébrés (petites grenouilles, poissons, lézards, voir des oisillons et de jeunes rongeurs).

La reproduction a lieu en avril-mai, des regroupement de mâles peuvent atteindre une densité importante. Lorsque les mâles chantent pour attirer les femelles, ils gonflent leurs sacs vocaux situés de chaque côté de la tête. Leurs chants peuvent s’entendre à 3 kilomètre de distance. La ponte est accumulée en paquets qui tombent au fond de l’eau. La métamorphose a lieu au bout de 3 à 4 mois. Les têtards peuvent mesurer plus de 10 cm. Maturité sexuelle vers 3 ou 4 ans.

La grenouille rieuse est très vorace et chasse durant la journée. Dès qu’elle aperçoit un « objet » en mouvement de la taille d’une proie, elle se précipite dessus et le happe; si celui ci ne lui convient pas elle le recrache. Elle chasse les insectes en vol en les happant brusquement avec sa bouche garnie de nombreuses dents. Lorsqu’elle est dérangée, elle se réfugie dans l’eau en effectuant un plongeon sonore caractéristique, pui en nageant en zig-zag et en décrivant de rapides crochets. Elle finit par s’enfoncer dans la vase. L’hibernation commence à la fin de l’automne.

C’est cette espèce qui est consommée par l’homme.

 

 

EN GUISE DE CONCLUSION

 

Vous l’aurez compris, il est important de protéger les batraciens qui nous sont excessivement utiles au jardin et dans les champs, régulateurs de nombreux insectes mais aussi de fourmis et de limaces, nous nous devons, partout ou nous le pouvons leur créer des lieux pour les accueillir, points d’eau divers et variés, mais également tas de bois mort, tas de pierres, vieilles souches, tas de sables et végétation exubérante d’herbes folles et mal rasées feront leur bonheur.

Dans notre douce France tous les batraciens sont protégés par la loi en tant qu’espèces protégées ou en voie de disparation. Il est strictement interdit de les toucher, de les capturer, de les déplacer d’un endroit à un autres et , à plus forte raison, de les tuer. En revanche, il n’est malheureusement pas interdit de détruire leurs milieux de vie (mares, étangs, milieux humides,….) et l’état, les services publics, les agriculteurs et les particuliers ne se privent pas de reboucher les mares et les petits points d’eaux ou nos amis amphibiens vivent et se reproduisent. Les populations d’amphibiens en France et de par le monde sont en baisse constante et la majorité des espèces sont en voie d’extinction. Alors lorsque nous rachetons des terrains pour y vivre ou y cultiver, regardons sur les anciens plans cadastraux et les anciennes cartes s’il y avait des points d’eau et rouvrons les, créons dans nos jardins et dans nos fermes des bassins et des mares pour y attirer la biodiversité. Et lorsque la végétation aura pris ses droits, lorsque les populations d’insectes auront colonisés nos mares et qu’elles seront ainsi devenus des lieues de vie pour les batraciens, allons faire le tour des points d’eau de nos région et, de façon tout à fait illégale en faisant acte de désobéissance civique, sachant que les batraciens retournent toujours sur leur lieu de naissance pour procréer, « récoltons » quelques couples ou quelques oeufs pour les ramener dans nos mares. Ceux qui y naitront y reviendront chaque année à l’époque de l’accouplement. Si nous entendons qu’un point d’eau proche de chez nous va être détruit, comblé, pour quelques raisons que ce soit, allons vite sauver la faune et la flore de cette mare en la transférant dans nos lieux de vie. Et pour se donner un semblant de légalité avant de commettre un acte, je le rappelle,  totalement illégal, créons par exemple des associations loi 1901 pour la protection de la faune et de la flore des lieux humides.

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Marc et Naomi   pour les Enfants de Gaïa, Gardiens de la Terre, Semeurs de Vie, Passeurs d’Espoirs

Toutes les photos ont été glanées sur d’internet.

Les informations sur les batraciens proviennent de différents sites internet, des livres que nous possédons ainsi que des observations faîtes dans la nature et en milieu artificiel depuis mon plus jeune âge.

Article rédigé et partagé avec l’autorisation du blog EcoFERME de Les Enfants de Gaïa, Gardiens de la Terre, Semeurs de Vie, Passeurs d’Espoirs  http://ecoferme-de-saint-martin-de-riberac.over-blog.com/

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