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LES PETITES CHRONIQUES PERMA : #9 LA PLANTE QUI REND HEUREUX : LA BOURRACHE

Article rédigé et partagé avec l’autorisation du blog EcoFERME de Les Enfants de Gaïa, Gardiens de la Terre, Semeurs de Vie, Passeurs d’Espoirs  http://ecoferme-de-saint-martin-de-riberac.over-blog.com/

LES PETITES CHRONIQUES PERMA : #9 LA PLANTE QUI REND HEUREUX : LA BOURRACHE

Bonjour à toutes et à tous les permapotes et les jardinautes

 

Aujourd’hui nous venons vous parler d’une plante utile au jardin permacole, notre amie la bourrache. Très décorative avec ses fleurs en étoiles bleues, c’est une plante potagère, condimentaire et mellifère, fort utile pour l’environnement. Annuelle, elle se ressème, donnant deux, parfois trois générations dans la même année.

 

BOTANIQUE

 

La Bourrache ou Bourrache officinale (Borago officinalis L.) est une espèce de plante annuelle de la famille des Boraginacées plutôt commune en Europe.

Borago officinalis est une annuelle de 20 à 80 cm de hauteur, à tige cylindrique, pubescente, épaisse et dressée.

Les feuilles alternes de forme ovale (lancéolées) de 10 à 15 cm de long, à surface ridée, ont un long pétiole quand elles se trouvent à la base de la plante mais les feuilles supérieures en sont dépourvues.

Ses fleurs à 5 pétales en étoiles de 2 à 3 cm de diamètre sont bleues, plus rarement roses ou blanches, grandes et pédonculées.

Toute la plante est recouverte de poils courts et fermes qui la rendent rude au toucher : c’est un des caractères de toute la famille des Boraginacées.

En climat tempéré, la floraison intervient de mai-juin à août. Dans le Midi de la France elle fleurit fin mars début avril. Les fleurs bleues, blanches plus rarement roses sont disposées en une cyme* ramifiée et recourbée en crosse. Le calice* possède cinq sépales*, la corolle* possède cinq pétales égaux soudés à leur base.

Chaque pétale porte un repli saillant à l’intérieur ; cinq étamines* à longues anthères* noires sont insérées en faisceaux sur la base de la corolle entre les pétales ; leur filet porte en dehors un appendice conique. Le pistil* est constitué par deux carpelles* soudés ; l’ovaire* est creusé de deux loges contenant chacune deux ovules*; le style, au lieu de surmonter les ovaires, se détache de leur base.

Le fruit est formé par quatre akènes*, parfois moins, logés au fond du calice persistant.

 

HABITAT

 

La bourrache est originaire du Moyen Orient (Syrie) et fut introduite dès l’Antiquité en Europe méridionale et centrale.

Elle est assez commune dans les terrains vagues et les décombres des contrées à climat tempéré, ainsi que dans les cultures sarclées et les jardins.

On la trouve également au bord des chemins et en lisière de forêt.

La bourrache a besoin d’un sol riche, profond, léger, humifère, calcaire, bien drainé avec une exposition à mi-ombre sans trop de chaleur ni de soleil brulant.

 

CULTURE

 

Elle est souvent cultivée dans les jardins. Le semis s’effectue d’Avril à Juin pour une floraison de Juin à Août directement en planches. Les jardiniers apprécient son effet répulsif sur les limaces

Comptez 10 jours pour une germination à 15-20°.

La bourrache aime les terres riches et humifères et les sites ensoleillés.

Plante facile à cultiver, elle est idéale pour initier les enfants au semis.

La bourrache est une excellente plante mellifère qui attire les pollinisateurs.

Elle prospère à côté des fraisiers.

 

 

UTILISATION

 

Ses usages culinaires :

 

Les fleurs de bourrache et les jeunes feuilles se consomment traditionnellement à l’état frais (mucilage favorisant le  transit intestinal). On l’utilise parfois aussi comme épice

La plante peut agrémenter des omelettes, des salades et remplacer les légumes accompagnant les viandes. Elle est assez utilisée par nos voisins allemands dans des potages froids, la recette la plus connue utilisant cette plante comme ingrédient serait la « sauce verte » que l’on peut déguster à Francfort.

La fleur, servant à agrémenter les desserts, contient un alcaloïde la thésinine, qui donne son goût dans la fabrication de bonbons au miel à base de bourrache. Le goût des fleurs rappelle la saveur de l’huitre, alors que celui des feuilles rappelle la saveur acidulée du concombre.

Les feuilles sont riches en mucilage (11 %) et en nitrate de potassium et les graines sont riches en acides gras essentiels (18-25 %) qui font partie du groupe des oméga-6.

Mais la bourrache contient également des alcaloïdes pyrrolizidiniques, aux propriétés hépatotoxiques dangereuses (augmentent le risque de tumeurs au foie). Il est donc déconseillé de consommer la bourrache de manière régulière et prolongée.

 

Ses usages thérapeutiques :

 

Elle est aussi recherchée pour ses vertus officinales et mellifères. Elle a des propriétés sudorifiques, diurétiques et adoucissantes mais l’huile de bourrache a surtout une teneur en acide linoléique (LA) et en acide alpha-linolénique (ALA), deux acides gras insaturés, particulièrement importante.

Elle est supposée adoucissante, émolliente et expectorante par son mucilage

Elle est supposée sudoripare et diurétique (elle augmente la production de l’urine) par la présence de nitrate de potassium

Les graines sont également utilisées pour les acides gras oméga-6 qu’elles contiennent qui ont une action calmante en usage externe sur les éruptions cutanées et autres dermatoses, eczéma entre autres mais aussi l’herpès et le vieillissement cutané. Elle combat le dessèchement des couches supérieures de l’épiderme.

En infusion (30 à 40 g de fleurs séchées / litre) à raison de 2 à 3 tasses / jour, vous permettrons de lutter contre le rhume et la toux, d’obtenir un effet anti-inflammatoire et favoriser la sudation.

 

Ses usages au jardin :

 

La bourrache possède de nombreuses vertus pour l’environnement…

Laissez-la se ressemer au potager comme au jardin d’ornement. Sans oublier le verger.

Elle attire tous les insectes pollinisateurs, et de nombreux papillons monomaniaques ne veulent qu’elle pour pondre et nourrir leurs chenilles.

Semez-la une première fois, près des légumes fruits, pour une meilleure pollinisation, puis laissez-la vivre sa vie.

Au potager, indispensable pour sa beauté, elle apporte au sol du potassium, du calcium et autres minéraux indispensables à la culture des légumes.

Elle protège les choux des chenilles des piérides, et éloigne les limaces.

Et elle se ressème toute seule, comme les soucis, avec qui elle s’accorde pour éloigner les nématodes.

Plantez-la près des fraisiers à qui elle confère une saveur plus marquée.

Au compost, c’est un excellent activateur.

Il existe quelques petits trucs qui accélèrent le processus et facilitent l’alchimie du compostage, en permettant aux matières organiques d’être décomposées plus rapidement. L’adjonction de plantes, qui sont des activateurs naturels, est une astuce à utiliser au maximum : la bourrache fait partie de ces plantes, comme l’achillée, la consoude, l’ortie, la fougère aigle, la bardane, la valériane… Placez ces végétaux, frais, entre les différentes couches de compost.

 

 

HISTOIRE

 

La bourrache était utilisée durant l’Antiquité et le Moyen Age comme aphrodisiaque, voire comme drogue tonique et énergisante. On retrouve des traces de ces pratiques aussi bien en Europe qu’en Asie Mineure. Ses fleurs et ses feuilles sont utilisées depuis longtemps en cuisine, pour agrémenter les salades. Elles sont réputées pour améliorer le transit intestinal, grâce aux mucilages qu’elles contiennent. Des traces de l’utilisation de la bourrache, pour ses vertus médicinales, ont été retrouvées dès le premier siècle de notre ère. Elle était appréciée pour ses vertus dépuratives et sudorifiques, ainsi que pour son action antidépressive et ses capacités à stimuler la lactation. La bourrache était également utilisée, à cette époque, en médecine vétérinaire, pour soigner les maladies inflammatoires et pulmonaires des porcs et des bovins.

Les Grecs anciens utilisaient déjà les fleurs de la bourrache pour parfumer salades et vins. Ils la nommaient euphrosine (qui rend heureux).

La bourrache est introduite très tôt en Europe, peut-être même avant l’Antiquité, mais tombe dans l’oubli. Elle sort de l’oubli au moment des croisades et autres grands mouvements.

À l’époque romaine, les légionnaires étaient parfois dopés avant les batailles avec un vin aromatisé aux fleurs ou feuilles de bourrache.

Au Moyen Age, la bourrache était largement utilisée pour ses qualités nutritives et médicinales. Cultivée dans les potagers, ses feuilles étaient consommées comme des épinards. Cuite, elle avait la réputation de « bonifier le sang » et elle était également considérée comme une plante magique aphrodisiaque. La bourrache donne de l’assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie permet au séducteur de remporter le succès auprès d’une femme.

Depuis le milieu du Moyen Âge, la bourrache nous a toujours été utile, faisant partie des soupes d’herbes. Elle est aussi citée pour soigner les maladies du cœur.

En 1494, la bourrache est l’une des premières plantes à rallier le Nouveau Monde, comme légume.

Au XVIIème et XVIIIème siècle, elle est cultivée dans les champs d’importance.

Dans la deuxième moitié du XXème siècle, avec la « révolution verte », on perdras peu à peu conscience de son importance et elle sera considérée comme indésirable, adventice ou mauvaise herbe.

Elle fait partie de nombreuses pharmacopées populaires. Voici quelques autres noms français ou régionaux qui la caractérisent : bouisse à berger, buglosse à larges feuilles, langue d’oie, langue de bœuf…

 

Accueillons donc dans nos jardins et dans nos fermes notre amie la Bourrache, jolie, florifère, esthétique, précieuse pour attirer les insectes pollinisateurs, répulsive pour les limaces, les piérides et les nématodes, thérapeutique, délicieuse en salade, elle n’a que des qualités et aucun défaut si l’on sait l’utiliser avec parcimonie dans notre cuisine.
La solution est dans la polyculture et la biodiversité.

Permaculteurs du monde entier unissez vous !

Il n’y a pas de fatalité.

Rome ne s’est pas détruite en un jour.

C’est nous, par nos comportements, par nos exemples, qui pourrons faire changer les choses.

Nous n’avons qu’une seule vie, nous n’avons qu’une seule planète. 

Un autre monde est possible.

Ecrivains de notre destinée, soyons le chaînon marquant de la transition.

 

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Marc et Naomi   pour les Enfants de Gaïa, Gardiens de la Terre, Semeurs de Vie, Passeurs d’Espoirs

 

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*Vous trouverez un petit lexique botanique que nous mettons progressivement en place en suivant ce lien :

http://ecoferme-de-saint-martin-de-riberac.over-blog.com/2018/05/les-petites-chroniques-perma-0-petit-lexique-botanique-3.html

Toutes les photos ont été glanées sur d’internet. (google images et wikipédia)

Article rédigé et partagé avec l’autorisation du blog EcoFERME de Les Enfants de Gaïa, Gardiens de la Terre, Semeurs de Vie, Passeurs d’Espoirs  http://ecoferme-de-saint-martin-de-riberac.over-blog.com/

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